Arcadiens

Dimanche 22 1 2012 à 14:28

Mon cher petit lecteur, j'espère que tu passes un très bon mois de Janvier et que tu n'es pas aussi fatigué que je le suis. A l'occasion de l' anniversaire du Valou je suis rentré à Chambéry pour le week-end et je profite d'internet pour poster la suite de mon best off de 2011. Il reste une catégorie que j'ai commencé d'écrire mais ça me prend un temps fou et en ce moment j'ai beaucoup de travail. Tu découvriras le top du top en Février pour les vacances. J'espère que tu vas être convaincu et que tu vas écouter tous ces albums ! Si c'est le cas tiens moi au courant, j'aurai l'impression d'être utile. Quoi qu'il en soit j'en profite un peu pour te dire qu'avec l'argent que j'ai reçu à noël j'ai acheté quelques vinyles : At Mount Zoomer de Wolf Parade, Teen Dream de Beach House, Halcyon Digest de Deerhunter, que j'ai tous reçus, et Devotion de Beach House, Yellow House et Veckatimest de Grizzly Bear que j'ai commandés ce week-end. Je suis trop content, ces six albums sont des petites perles. Dommage que je n'ai pas le temps de beaucoup les écouter, mais ça c'est autre chose. Lorsque je les aurai reçus ma collection comptera vingt-huit vinyles et quelques 12'', dont onze achetés/reçus en 2011. Héhé !

http://arcadiens.cowblog.fr/images/Deux/DSCF0410.jpg(le 1er Janvier à la plage pour la première baignade de l'année)

Dimanche 22 1 2012 à 13:57

La crème (aka “les choses sérieuses v.1” aka “la chantilly sur le gâteau » aka « les presque meilleurs albums de 2011 » aka « l’arcadien d’argent »)

En faisant ces articles je me suis aperçu que j’avais un bon nombre d’albums qui me semblent vraiment très bons et qui méritent d’avoir l’arcadien d’or. Sauf que parmi ces albums il y en a quand même quatre qui sortent sérieusement du lot des meilleurs, d’où cette catégorie qui est presque l’arcadien d’or, la crème de la crème… Sans l’être totalement.

 

This is Happening de LCD Soundsystem.

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                Si je devais choisir un événement musical qui a marqué l’année 2011, je choisirais sans doute la dissolution du groupe LCD Soundsystem, mené par l’énorme James Murphy, en Avril dernier après un troisième album, This is Happening, et surtout un dernier concert au Madison Square Garden. Ce concert de trois heures va d’ailleurs faire l’objet d’un dvd. J’ai vu le concert* : énorme.
Un des trucs que j’aime dans ce groupe c’est le professionnalisme des membres : ils font de la musique pour la musique, et pas pour l’argent. Deux preuves : lors de la mise en vente des billets du dernier concert, lorsque le groupe a constaté le nombre de fraudes après que les billets furent tous vendus en quelques minutes, les LCD ont décidé de faire une série de cinq concerts avant la date fatidique pour permettre au plus de fans possibles de les voir une dernière fois. L’autre preuve, plus intéressante pour mon propos, c’est que James Murphy a annoncé dès la sortie de l’album en 2010 qu’il serait le dernier du groupe, alors que personne n’y croyait.
Ce qui est normal : a-t-on déjà vu un groupe se dissoudre après la sortie d’un album aussi réussi que This is Happening ? C’est le troisième album du groupe mais aussi le meilleur. LCD fait partie de la poignée de groupes qui s’améliorent au fil du temps. Le style déjà bien formé dans leur premier album éponyme s’est affirmé dans le deuxième, Sound of Silver. Avec ce troisième opus, c’est la perfection qui est atteinte. Le mélange électro/guitares/batterie électrisant qui est la marque du groupe est dans TIH. complètement maitrisé. Il s’agit d’un sommet qui fallait atteindre ; la cerise sur le gâteau, en somme, pour ce groupe exceptionnel.
James Murphy le chanteur a composé l’ensemble de l’album tout seul, aidé pour quelques instruments par son groupe. Ce type est un génie ! J’ai parlé de Bradford Cox, je crois que j’admire autant Murphy. L’album est composé de neuf chansons, il dure une heure. Une seule chanson dure moins de quatre minutes, pour les autres on s’étend de six minutes (I can change) à neuf minutes (You wanted a hit). Chaque chanson se déroule, s’enchaine, dans un énorme mouvement électro qui tabasse l’auditeur. L’album est entraînant, euphorique, il donne une envie irrésistible de bouger, de faire la fête jusqu’à l’aube en se trémoussant sur les paroles de Murphy.
L’album s’ouvre à juste titre sur la chanson « Dance yrself clean ». Cette chanson a aussi ouvert tous les concerts du groupe, et on comprend pourquoi. Un début très calme : un mouvement de percussion qui se répète, un petit coup de synthé bien propre et discret. Puis Murphy commence à chanter, au loin. Tiens, venant de LCD, on dirait presque du folk… La chanson démarre peu à peu, nouveau mouvement du synthé qui suit immédiatement les chœurs. Puis tout à coup sa explose. Venue d’on ne sait où la batterie s’excite soudainement et c’est parti pour cinq minutes de délire musical. « Drunk girls » s’inscrit en oposition par rapport au début de la première chanson. On note une quasi absence de synthé tandis que Murphy énumère tous les clichés sur les drunk girls et les drunk boys. Avec « One touch » on passe aux choses sérieuses. La chanson débute par une intro électro dans le pur style de LCD : des synthés en second plan, et au premier plan un mouvement électro qui va et vient et qui reste tout au long de la chanson, variant de tonalité. « All I want », à l’image de son intro, est une chanson à mi-chemin entre l’électro et le rock, comme si Murphy n’arrivait pas à décider quelle pente choisir. A défaut d’un choix il reste entre les deux, composant une chanson magnifique avec des paroles et des sonorités mélancoliques. « I can change » est l’unes des perles de l’album. On est ici dans de l’électro assumé, celui qui fait bien plaisir : rien de violent mais des vagues et des points de synthé qui forment une chanson parfaite, le tout encadré par le chant de Murphy et des paroles magnifiques. Pilier de l’album, « you wanted a hit » est la chanson qui montre ce que je disais en intro. Après une très longue intro génialissime, Murphy établi une critique de l’industrie musicale à travers l’adresse à un homme qui a dû demander au groupe de créer un tube : you wanted a hit, but that’s not what we do. Pourtant cette chanson est l’une des plus réussies de l’album. Elle le range définitivement dans la catégorie des chefs d’œuvres. « Pow pow » se caractérise par des percussions et le chant de Murphy qui n’est presque que du parlé. La chanson suivante, « Somebody’s calling me » créée un nouveau contraste. Là où « Pow pow » est une chanson qui se déroule à toute vitesse, celle-ci est lente, structuré par quelques notes de piano répétitives autour desquelles se brodent des mélodies au synthé. « Home », la dernière chanson fonctionne comme un adieu du groupe dans la mesure où elle reprend tout ce qui caractérise la musique de LCD. Du synthé recherché, des boucles répétitives en arrière-plan, de la percussion et des guitares auxquels s’ajoute la voix de Murphy qui monte en émotion au fur et à mesure que la chanson avance, comme si elle avait été composée pour clore cet album et cette aventure musicale.
Ces neufs chansons fonctionnent en fait toutes à la fois comme un immense adieu du groupe, comme un remerciement mais surtout comme la preuve que LCD Soundsystem était l’un des meilleurs groupes électro des années 2000, et qu’à mon avis son influence va se faire sentir très vite.

 



Bear EP de Motorama.

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                Motorama est un groupe russe très peu connu, qui est spécialisé dans ce qu’on appelle le « post-punk », c’est-à-dire de la musique directement influencée par Joy Division et caractérisée par des mélodies très mélancoliques créées par des guitares et des synthés et par une voix qui l’est tout autant. Le groupe vend ses albums uniquement lors de leurs tournées ; leur discographie est disponible en téléchargement sur leur site (c'est ici mais tu y iras à la fin de la critique). Le groupe a sorti quelques chansons, un album, Alps, et le Bear EP en 2009.
Comme tous les EP, qui sont en quelque sorte des albums abrégés souvent composés en guise de démo pour trouver quelque producteur qui s’y connaisse en bonne musique, Bear est très court : moins de vingt minutes pour cinq morceaux. Il s’agit en somme d’une vitrine pour le groupe mais aussi d’un challenge : ils doivent, en un temps très court, présenter des chansons les plus parfaites possibles, les plus représentatives du style musical du groupe.
Et à cet égard Bear rempli totalement ce contrat.  La musique de Motorama est simple. Une batterie et quelques guitares, un synthé,  des mélodies bien roulées, fluides, dans des mouvements musicaux énergiques qui s’enchainent inexorablement. Chaque instrumental semble donc naturel, chaque mouvement logique ce qui donne une impression de contrôle total de la part de ces musiciens excellents. Bien que l’EP soit court il laisse quand même la possibilité au groupe de développer l’ambiance qui caractérise l’ensemble de sa musique. Il y a quelque chose d’indiciblement mélancolique dans la musique de Motorama, obtenu par l’alliance entre un instrumental qui parait presque froid tant il est empreint de tristesse, tout en étant paradoxalement très énergique, et entre la voix du chanteur,
Vladislav,  qui clame des paroles magnifiques (Colors and glimpse had gone to the catacombs dans Seagull), qui scande des hymnes comme une litanie (Open your gates to the shore !  toujours sur Seagull), d’une voix grave, parfois caverneuse (les chœurs de la chanson éponyme), teintée d’un très léger accent russe qui fait tout le charme de son chant.
L’EP s’ouvre par quelques notes de guitares et un synthé aux sonorités ascendantes sur la chanson éponyme. Tout à coup la batterie fait son entrée, créant un changement de rythme peu après.  Every night she stares at me. Le ton est donné. Ici on parle d’amour, mais d’un amour lointain, vu avec recul, analysé dans ses manifestations physiques. Every night she plays with me, touching gently. La chanson se déroule, rythmée par un instrumental très bien pensé et par un chœur quasi apocalyptique qui scande les paroles du chanteur. Lantern commence avec des beats de batterie  qui débouchent sur le thème principal de la chanson : batterie omniprésente, musique entrainante et des notes aériennes de synthé qui viennent souligner le refrain. Le thème de l’amour laisse place au thème du retour à la maison, à un endroit que l’on aime mais qui semble rester inéxorablement distant, à cause de l’intonation du chanteur qui chante, comme au bord du désespoir, the light of the lanterns are always home. Seagull commence par quelques accords, comme Bear. Cette chanson est ma chanson préférée de l’EP. J’aime cet instrumental qui s’enchaine, et qui à l’image des claps de la beat box semble ne jamais se fixer, tandis que le chanteur clame des paroles magnifiques :
Flowers from fields they come to a burial that's why our mothers, they can't sleep enough. Plus loin, il imite le cri des mouettes qui rentrent au port, soutenu par quelques notes de synthé géniales. Pine reprend les claps de Seagull et en fait sa percussion principale. Le chant est plus neutre ici, l’instrumental moins ambitieux que sur les trois premières chansons. Mais Pine est dans la continuité du reste de l’EP grâce à cette ambiance marine qui le caractérise. En écoutant Pine, on se sentirait presque dans une voiture conduite, solitaire, le long d’une route qui borde un lac, sous la pluie. Budapest clôt l’EP en laissant une très grande place au synthé qui devient l’un des éléments principal du thème de la chanson. I see there’s Budapest in your eyes chante le chanteur lorsque sa voix n’est pas presque effacée derrière un synthé qui s’accorde pourtant parfaitement avec les sonorités sombres de sa voix.
L’EP se clôt après un fade out et quelques derniers accords de guitare, de la même façon qu’il a commencé, discrètement et bouclant la boucle. Un album simple, beau, profond et mélancolique. 

 

At Mount Zoomer de Wolf Parade.

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                Wolf Parade est un groupe hybride formé autour de deux chanteurs, Krug et Boeckner qui se font remarquer dans leurs projets respectifs, Sunset Rubdown et the Handsome Furs. Leur premier album, Apologies to the queen mary, sorti en 2005 est immédiatement salué par la critique qui le compare à un certain Funeral. C’est évidemment comme ça que j’ai entendu parlé du groupe**. At Mount Zoomer s’inscrit dans la continuité de leur premier album. En effet le groupe se distingue par des sonorités très rock soutenues par des sons formés par un synthé qui créent sa marque de fabrique : parfois piano (« Call it a ritual », « Five Young Canibals »), clavecin (Bang your drum), ou même imitant la scie musicale dans un effet époustouflant bien connu des adorateurs de Neutral Milk Hotel (Language city). Ce groupe utilise parfaitement le synthé pour composer des chansons très riches dont il faut une multitude d’écoutes avant de pouvoir distinguer tous les mouvements musicaux.
At Mount Zoomer est une référence à The Sylver mount zion orchestra que les férus de post-rock auront reconnu***. Wolf Parade, comme l’Orchestra a été formé à Montréal. La communauté indépendante de la ville semble être très fermée puisqu’on retrouve, dans les remerciements, des mentions à des personnalités désormais connues, j’ai nommé le terrible couple Butler/Chassagne et Richard Parry, le rouquin d’Arcade Fire (ce qui n'est pas surprenant car l'album a été enregistré dans l'Eglise-studio des Arcade Fire). Quoi qu’il en soit il semble qu’il y ait quelque chose de magique dans cette ville qui fait que les groupes qui réussissent à percer, pour peu qu’ils viennent de cette ville, sont des groupes fabuleux. Mais loin de moi l’idée d’être déterministe. Si Wolf Parade est un groupe aussi génial, si At Mount Zoomer est un album aussi réussi ce n’est ni grâce à son nom, ni grâce à son origine géographique, mais grâce, eh oui, à sa qualité. La relation du groupe à sa ville est cependant ambigüe, à en croire les paroles de l’album. Car même si on ne peut pas parler de concept album, At Mount Zoomer se caractérise par plusieurs thèmes qui font échos au fur et à mesure de l’écoute : La ville, donc, qui ouvre l’album sur les paroles In my head there’s a city at night (« Soldier’s Grin »), et qui se retrouve surtout dans « Language City » (we’re not at home) qui rejoint le thème plus global de la modernité qui était déjà présent sur Apologies. Chez Wolf Parade la modernité est signe de peur (surrender the city to splendor the creatures get younger and younger sur « California Dreamer »), d’un manque de communication (I thought i might have heard you on the radio but the radio waves are like snow toujours sur « California Dreamer »), d’une sorte de mal-être sous jacent qui traverse les deux premiers albums du groupe. A côté de ça nous pouvons trouver quelques motifs de paroles étranges qui se recoupent avec Apologies, je pense notamment au fire in the hole de « Kissing the Beehive » dont on trouve l’écho dans « Dear sons and daughters of angry ghosts » de Apologies (i got water and holes in my hand) qui indique bien, comme nous allons le voir, que At Mount Zoomer s’inscrit dans la continuité directe de Apologies, tout en approfondissant la recherche musicale.
En fait, les paroles de Wolf Parade sont souvent très étranges, ambiguës voire tout bonnement incompréhensibles (Johnathan, Johnathan, waterfall are running thin you it’s a holy grail for you to hold  sur  « Kissing the Beehive » qui est la chanson la plus étrange du groupe mais aussi l’une des plus réussies) ce qui invite l’auditeur à trouver lui-même un sens, métaphorique, symbolique ou littéral aux chansons, en s’aidant des thèmes qui se tissent tout au long de l’écoute et qui font de l’album non pas une compilation de chansons mais un objet à part entière. Dans ce sens nous pourrions parler de concept album, mais il manque à At Mount Zoomer le fil directeur, le sujet qui relie l’ensemble de ces thèmes. Lorsque je dis qu’il manque, ce n’est ni une remarque négative, ni une remarque définitive puisqu’un album n’est jamais complètement cerné, et qui sait, peut-être que j’en trouverai un. Cependant cette recherche semble compromise par la nature même du groupe. En effet, les paroles et les chants sont quasiment assurés alternativement par les chanteurs (Broeckner pour les chansons impaires, Krug pour les chansons paires, à l’exception de « Bang Your Drum » et de « California Dreamer », qui sont de Krug, « The Gray Estates » et « Fine Young Cannibals », de Boeckner, et « Kissing the Beehive » est chantée/composée par les deux.). Au bout d’un certain nombre d’écoutes At Mount Zoomer apparait presque comme un album schizophrène tant les chansons de Boeckner sont différentes de celles de Krug dans les paroles. Bien sûr il s’agit d’une différence minime mais qui se fait pressentir au bout d’un certain moment et qui a pour conséquence de créer deux groupes de chansons, presque deux albums en un seul, comme si Wolf Parade était plus un collectif qu’un groupe. Je pense que cet élément pourrait discréditer l’album. Cependant l’instrumental dément complètement une telle critique. J’ai déjà parlé des composantes de leur musique, et à mon avis c’est cela qui relie les deux groupes de chansons et qui différencie aussi l’album de Apologies. Le synthé prend de plus en plus de place dans la musique de Wolf Parade, et l’écoute de leur troisième album, Expo 86 m’a confirmé dans cette idée. Dans At Mount Zoomer, le synthé qui, nous l’avons vu, prend plusieurs formes est omniprésent, de plus en plus affirmé, de plus en plus visible, comme le montre bien l’écoute de la dernière chanson « Kissing the Beehive ». Il fait toute la spécificité du groupe et c’est un véritable régal que d’essayer de chercher l’endroit où il se cache à chaque écoute (ex. essayez de repérer l’incroyable envolée du synthé dans « California Dreamer », vers le moment où Krug chante you dream of seasons that never dies). L’alliance entre celui-ci et les guitares est très bien menée. Les guitares semblent parfois être des remparts pour le synthé derrière lequel il joue. Elles sont nombreuses, souvent violentes ce qui donne à l’album une sonorité rock vraiment géniale. Leur style musical relie donc les groupes de chansons et créé une ambiance particulière, presque apocalyptique parfois qui est la marque du groupe et l’un de ses intérêts principaux.
Quelques notes de guitare ouvrent « Soldier’s Grin », la première chanson qui déploie très vite l’instrumental et le rythme spécifiques de  l’album, à cheval entre des moments rapides et des moments calmes, lents, qui sont toujours l’occasion pour le groupe de redémarrer en trombe pour un final magistral. « Call it a ritual » s’inscrit dans la continuité de la première chanson. Le groupe compose une chanson courte, efficace, mais qui parait bien simple par rapport à l’immense « Language City » composée d’une succession de changements de rythme et qui laisse une grande place au synthé. « Bang your drum » commence par quelques notes de clavecin qui se retrouvent à plusieurs moments de la chanson, comme une litanie qui se répète inlassablement.
Don't be surprised at your regrets don't feel surprised that the water made you wet. Enorme. La chanson suivante, “California Dreamer” est un bijou. Il y a quelque chose de magique dans cette chanson, sans doute obtenu par une symbiose parfaite entre paroles/chants/instrumental (i thought i might heard you on the radio but the radio waves are like snow + synthé en fond… !) dont le point culminant se situe vers la fin de la chanson. Le rythme chaotique s’adouci jusqu’à ce que Krug dise you dream of seasons that never die, you go to ocean that never touch the ice qu’il repète avant d’enchainer, d’un ton chargé d’émotion tandis que l’instrumental reprend furieusement : surrender the city to splendor creatures get younger and younger i think i might have heard you on the radio but the radio waves are like snow until the young stay pretty until the pretty stay quick you know but you never surrenders… qui sont les paroles les plus belles de l’album, les plus mystérieuses, les plus envoutantes, les plus obsédentes, aussi. “The Grey Estate” est une chanson entrainante, très rapide, qui fini dans une apothéose instrumentale. Dès « Five Young Cannibals », l’album prend une autre dimension. Les trois chansons qui clôt l’album sont profondes, très réussies, très recherchées. Celle-ci se caractérise par un instrumental final très beau qui prend le temps de se développer, et qui laisse une grande place au piano. « An Animal in your care » est la chanson la plus grave de l’album par son sujet, une étrange histoire d’amour conté par Krug (when i die you can put a costume in the style of those i wear) rythmée par des notes répétitives de piano qui prennent des sonorités de plus en plus synthétiques. « Kissing the beehive » clôt magistralement l’album. Composée par Boeckner et Krug, elle dure dix minutes. Dix minutes d’apocalypse musicale ponctuée par une tonalité épique à la fois dans les paroles (qui sont d’une grande étrangeté) et dans la musique et qui culmine par un instrumental final qui reprend le thème de la chanson, mêlant tous les instruments pour une joyeuse fanfare finale.
At Mount Zoomer est en somme un album très abouti, qui se différencie d’Apologies en approfondissant la recherche musicale du groupe. Il accentue la tonalité rock de l’album et il laisse une plus grande place aux synthés, tout en reprenant quelques thèmes musicaux du premier album qui se recoupent avec de nouveaux thèmes pour créer un album très complexe et très réussi.

 

*Pas sur place évidemment… J’ai vu LCD à Rock en Seine en 2009, eh ben je peux te dire que bien que celui-là ait été épique, leur dernier est mille fois mieux.
** On ne la fait pas à moi. Je t’avoue que ma première motivation pour écouter ce groupe fut de pouvoir démentir une telle analogie entre mon groupe préféré et un groupe au sujet duquel j’avais, avant même de l’écouter, une opinion négative. Ma première écoute m’a à la fois montré que j’avais raison et tort : Non, Wolf Parade ne ressemble pas à Arcade Fire si ce n’est dans les sonorités « artisanales » (propres à la musique indie) d’Apologies, et non, il n’y a vraiment pas de quoi déprécier ce groupe qui est tout à fait original et fabuleux. Ça a été une bonne leçon par rapport à la tendance que j’avais (et que j’ai encore pour certains groupes) de juger un groupe sur ce que j’ai entendu dire de lui.
*** A sylver mount zion est l’un des projets lancé par quelques membres de Godspeed You !Black Emperor, reconnus comme étant les dieux absolus du post-rock, après la dissolution du groupe au début des années 2000 (cette dissolution est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles beaucoup ont sonné le glas du post-rock, mais ces querelles sur le genre sont complètement stériles).
**** un doublon désigne deux chansons reliées par une continuité dans l’instrumental : elles forment donc une seule et grande chanson que le groupe a choisi de séparer en deux.

Dimanche 22 1 2012 à 13:06

Les vieux de la vieille

                A vrai dire mon cher lecteur, j’ai beau être un « convive désagréable », j’essaie ici de faire en sorte que la lecture te soit la plus plaisante possible. Ainsi j’avais commencé cette partie en écrivant une critique du premier album que tu vas très bientôt découvrir. La nature de l’album (ceux qui me connaissent, en voyant le titre, comprendrons) a fait que je me suis lancé dans une envolée lyricoeurphorique et, à grands renforts de « génial », « énorme », « incroyable », j’ai écrit un énorme pavé…  Pour un album. J’ai donc décidé, pour cette partie, de me contenter de citer les noms, puisque je sais très bien que je ne pourrais jamais me retenir d’écrire un pavé et je tiens avant tout à ton confort de lecture mais aussi au temps que ça me prend d’écrire une critique, et toi de la lire, et le temps est une chose très précieuse. Je ferai donc un name-dropping que tu trouveras peut être abject, sauf que si tu es un habitué de longue date car tu verras de quoi je parle puisque les critiques de ces albums trainent soit sur ce blog, soit sur l’autre*. Voici donc des albums que j’ai réécoutés de nombreuses fois cette année, des albums qui figurent tous dans mon top10 des merveilles musicales.

 

Funeral d’Arcade Fire.

 http://www.albumoftheyear.org/album/covers/funeral.jpg

Agaetis Byrjun de Sigur Ros.

 http://3.bp.blogspot.com/_Bvph0sRxJt0/SaoQqJJeILI/AAAAAAAAADs/S5S8IehUbhM/s400/%C3%81g%C3%A6tis+Byrjun+%28400x400%29.jpg

Apologies to the queen mary de Wolf Parade.

 http://tomdavidson123.files.wordpress.com/2010/06/wolf_parade_apologies_to_queen_mary.jpg



Black Foliage : Animation music de Olivia Tremor Control.

 http://images.amazon.com/images/P/B00008LO98.01._SCLZZZZZZZ_.jpg

Music from the unrealized script : Dusk at Cubist Castle de Olivia Tremor Control.

 http://3.bp.blogspot.com/_LWNj6xkkYMg/S_aBBiYAyRI/AAAAAAAAAG8/DDDH3eBoTh0/s400/olivia-tremor-control-music-from-the-unrealized-film-script-dusk-at-cubist-castle-album-cover.jpg

Vampire Weekend de Vampire Weekend.

 http://www.vampireweekend.com/images/vw_packshot.jpg

Alps de Motorama**.

 http://www.israbox.com/uploads/posts/2010-05/1274105359_alps_front_cover.jpg

Veckatimest de Grizzly Bear.

http://www.culturebully.com/wp-content/uploads/2009/05/grizzly-bear-veckatimest-cover.jpg

(Cheerleader)

 

*Article du 12 Octobre 2008, mais à ce propos je devrais le réécrire puisque les albums que je cite dans cet article ne sont pas tous restés dans les annales du l’arcadien que je suis, et pour les autres, surtout ceux cités dans cet article-là, je devrais les réécrire parce que ce que je t’avais dit ne me plait plus.
**Par équité je me contente aussi de le citer sans faire de critiques, mais je ne t’ai jamais parlé de ce groupe ni de cet album. Attends un peu et ça sera chose faite.

Jeudi 29 12 2011 à 16:11

http://arcadiens.cowblog.fr/images/Trois/DSCF0312.jpg

Après quelques jours mouvementés dont le récit n'aurait aucun intérêt pour toi (et je pense avant tout à ton confort !), je te souhaite une bonne année un peu en avance puisque je suis en vacances dans le Sud avant de retourner dans ma montagne pour faire l'ermite pendant quelques semaines.
Passe un bon réveillon, dis bien au revoir à cette année 2011 et accueille comme il se doit 2012, ne prends pas trop de bonnes résolutions, profite bien etc. etc. etc.

http://arcadiens.cowblog.fr/images/Trois/DSCF0311.jpg

Dimanche 25 12 2011 à 16:21

Les nouveaux (aka "la relève" aka "meilleure révélation de l'année").
Des albums que j'ai découvert cette année et que j'ai vraiment bien aimés. Des albums excellents.

Brothers de the Black Keys.
http://theblackkeysfanlounge.com/wp-content/uploads/2010/02/the-black-keys-brothers.jpgLa pochette de l'album donne déjà le ton : les Black Keys ne sont pas sérieux, ils aiment déconner. C'est l'archétype du groupe "cool", comme le montre le second degrès omniprésent dans leurs clips (voir les vidéos). Cette image que se donne le duo américain se retrouve dans leur musique. Là aussi mais bien plus que les Kills, ce groupe représente pour moi ce qu'il reste du Rock aujourd'hui. Et de ce que j'ai pu écouter d'eux, cet album qui est leur sixième est de loin le meilleur. C'est un concentré de chansons sur-vitaminées, très bien construites, maitrisées de bout en bout. Ce qui me frappe surtout dans Brothers c'est la façon dont chaque chanson est réussie, comme si le groupe souhaitait que les quinze bijoux soient tous édités en vinyle et présents dans tous les juke box des vieux bars américains comme on peut le voir chez le Tarantino (par exemple ici). Les chansons s'enchaînent, toutes plus entrainantes les unes que les autres, avec des instrumentaux qui frisent parfois le délire (Tighten Up, Unknown Brother, The Go Getter), soutenues par des paroles où il est souvent question de filles et de toute la souffrance qu'elles infligent au pauvre chanteur "cool" qui devient porte parole de tous les mecs "cools" qui pourraient se reconnaitre dans la chanson Unknown Brother qui donne presque son titre à l'album.






 
Take Care, Take Care, Take Care de Explosions in the sky
http://austinme2000.files.wordpress.com/2011/06/explosions-in-the-sky.jpg
Explosions est un groupe texan de post-rock spécialisé dans des instrumentaux complexes au rythme ascendant. J'ai découvert ça il y a quelques années, plus ou moins en même temps que Sigur Ros. J'ai écouté tous leurs albums mais je me suis surtout plongé sur How Strange, Innocence qui est magnifique. Quoi qu'il en soit lorsque j'ai connu le groupe leur dernier album était sorti depuis quelques temps, et quand j'ai appris cette année que le groupe allait sortir un nouvel album, j'étais tout content.
J'adore cet album. Je le trouve très beau, les chansons sont, comme d'habitude, parfaites, très bien menées, comme des mini symphonies maitrisées sur le bout des doigts. C'est un nouveau monde qui s'ouvre à l'auditeur dès que l'album commence, une parenthèse qui dure 45 minutes, qui commence dès le premier riff de Last Known Surroundings et qui se termine en même temps que les murmures disparaissent à la fin de Let Me Back In. La recette d'explosions est toujours la même, c'est d'ailleurs ce qu'on leur reproche : les structures sont toujours plus ou moins identiques, avec dans chaque chanson ce que le groupe appelle des "moments cathartiques", lorsque l'instrumental part vraiment et s'emporte dans tous les sens, en même temps que l'auditeur. Et en effet, Take Care n'est pas original. De toute façon, l'ensemble des albums d'Explosions comporte cette structure, mais ça marche. Je n'arrive pas à me lasser des émotions que seul un album de post-rock peut faire ressentir, de ce mouvement de sons qui m'emportent dès que je ferme les yeux. Alors oui, Take Care est à l'image des autres albums d'Explosions, oui, le groupe n'a pas innové. Mais est-ce un problème ? Non. Ils maitrisent parfaitement cette structure, chaque nouvelle chanson est un régal et je n'arrive pas à me lasser d'une telle mélodie. Alors, quitte à ne pas avoir fait mieux que How Strange, Innocence, au moins Explosions ont créé un très bel album qui laisse de nombreuses heures de rêve à l'auditeur.
Après ça, j'ai envie de dire : vive le post rock.


77 des Talking Heads.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/be/Talking_Heads_77.jpg
 
On m'en parlait depuis longtemps, j'avais écouté il y a quelques années un de leurs albums que j'avais trouvé inécoutable. Début Septembre j'ai décidé de prendre les choses dans l'ordre et d'écouter "77", le premier album du groupe. "Enorme". C'est comme ça que je peux le mieux décrire cet album complètement déglingué, mené par la voix indescriptible de Byrne qui ne peut pas s'empêcher de ponctuer ses paroles de quelques bruits bizarres. Je ne sais pas ce qui me plait le plus dans cet album. J'adore l'instrumental qui est très typique du groupe, très particulier (Love comes to town, No Compassion, The book i read), mais j'aime aussi énormément les paroles et la voix de Byrne qui est un délice à écouter. Ca s'entend qu'il prend plaisir à chanter : il s'amuse (New Feeling, No Compassion), et ce plaisir est communicatif. Il devient difficile de ne pas accompagner sa voix lorsqu'il chante ("meet them all over again/bring them up to my room/meet them all over again/everyone's up in my roo-ooo-ooo-ooom" dans New Feeling ou encore le célèbre "Psycho killer ! Qu'est ce que c'est ?! fa-fa-fa-fa-fa-fa-fa-fa-fa-far better" de Psycho killer et plus généralement sur les bruits de Byrne qu'on ne peut s'empêcher d'imiter) avec jubilation. Justement, à chaque fois que je l'écoute, je jubile. C'est un plaisir. Il met de bonne humeur, il est rempli d'allégresse, de bonnes idées qui donnent envie de bouger, de se changer la tête. Quant aux paroles, je n'ai pas réussi à cerner exactement le personnage créé par Byrne dans 77 : est-ce réellement un personnage ? Sont-elles des paroles personnelles ?. Elles sont un petit bijoux et valent le détour à elles toutes seules. Que ça soit sur l'apparance naive de  Don't Worry about the governement ("it's over there/it's over there/my bulding has every convenience/it's gonna be easy for me/it's gonna be easy to get things done" qui pourtant, à cause de son titre, laisse sous entendre que le message de la chanson n'est pas si évident que cela) ou sur l'étrange No Compassion ("they say compassion is a virtue/ but i don't have the time" ou bien "don't expect me to explain your indecisions/talk to your analyst") ou sur les énormes Tentative Decisions ("I wanna talk" !), Psycho Killer et Love Comes to Town. 
Bref, j'apprécie énormément cet album surtout pour l'effet qu'il produit sur moi, pour le plaisir que c'est de l'écouter. C'est un très grand album, une très grande surprise.
 

Dimanche 25 12 2011 à 11:40

Les vite fait bien fait (aka "espoir déçu" aka "les précoces" aka "un coup et puis s'en va" et autres métaphores sexuelles)
Des albums que j'ai adoré à la première écoute, et qui au bout d'une cinquantaine d'écoutes m'ont semblé de moins en moins bien ou alors dont je me suis lassé au bout de quelques temps, en dépit de leur qualités indéniables. Mais un album qui ne passe pas "l'épreuve du temps" n'est pas pour moi un excellent album. Petite précision : le but de cette catégorie n'est pas de descendre les albums. Lorsque j'en juge un je sais pertinemment que je n'aurais pas pu faire mieux.

 
English Riviera de Metronomy
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Offert pour mon anniversaire, je me suis empressé d'écouter. C'est un bel album, joyeux, relaxant. Ce que j'aime chez Metronomy c'est cette ambiance un peu "cool" obtenu grâce à l'alchimie qui se noue entre instruments et voix et qui donne des chansons très fluides, surtout lorsqu'ils alternent entre voix masculine et voix féminine, qui sont très belles. Les chansons sont pas mal, mais il y en a quelques unes qui ressortent vraiment du lot, à savoir : The English Riviera/We Broke Free, The Look et l'enormissime Corinne qui est ma préférée.
Mais...
J'ai eu la désagréable impression au bout de quelques écoutes que le groupe cherchait souvent la facilité pour se sortir de quelques mouvements musicaux originaux qu'ils tentent parfois (le meilleur exemple : "Everything goes my way", l'enchaïnement lorsque la fille chante "when you pushed me aside/three weeks i cried", je trouve que ces paroles font tâche avec le rythme de la chanson : il manque quelque chose, que le groupe comble avec les choeurs présents tout au long de l'album). Ensuite, je n'aime pas les albums qui ont des chansons qui sortent vraiment beaucoup du lot. Je trouve que ça casse la cohérence qu'il devrait y avoir dans chaque album. il est clair que Metronomy a travaillé toutes ses chansons, mais il y a des moments où sa passe plus (ex. The Bay qui m'est vite devenue insupportable). Au bout d'un moment, j'ai trouvé certaines chansons difficilement écoutables tandis que d'autres m'attiraient de plus en plus - creusant un énorme fossé qui n'aurait pas du être là. En clair, j'ai adoré The English Riviera jusqu'à la cinquantième écoute.


Blood Pressures de The Kills
http://blog.muchmusic.com/wp-content/uploads/2011/04/The-Kills-Blood-Pressures-Album-Cover.jpg
Je l'ai écouté en boucle au début de l'année : du bon gros rock qui ne fait pas dans la finesse, des coups de guitare qui déchirent et une voix féminine ultra sexy. C'est l'idée que je me suis toujours fait du rock, celui avec un grand "R" qu'écoute toujours tes parents en te disant avec un sourire mélancolique "ça, c'était du Rock" (et tu sens qu'il y a une majuscule à Rock). Blood Pressures m'a fait pensé aux Black Keys mais en plus crade. J'ai l'impression d'entre la BO d'un film de Tarantino, c'est une musique jouissive. 
L'album est pas mal du tout, le groupe se lache à fond dans un son lourdingue avec des guitares assourdissantes, des enchainements de malade, mais... Encore une fois, au bout d'un certain moment j'ai trouvé ça un peu facile, un peu répétitif. Là où je voyais du gros son je n'ai plus que vu des structures de musique banales que le groupe reprend souvent. C'est dommage. Bien que la recette de leur musique marche bien,au bout d'un certain moment il n'y avait plus rien à découvrir : pas de sons cachés, pas d'énorme subtilité dans les mouvements musicaux : bien que The kills ne fasse pas de la musique simpliste, c'est quand même simple, et c'est cela qui m'a déçu chez eux.
Cela dit Futur Start so slow et Satellite sont toujours pas mal, mais deux chansons sur onze je trouve ça décevant. 
 

Vendredi 23 12 2011 à 20:31

Pour les lecteurs qui me suivent depuis longtemps, j'avais toujours fais une retrospective plus ou moins longue sur l'année qui se terminait. L'année dernière j'ai fais autre chose par manque de temps, et peut être parce que je n'avais pas d'albums qui m'avaient marqués... Pourtant 2010 était une grande année musicale !*
Je me suis aperçu que j'ai toujours un manque de recul flagrant vis à vis des albums qui sortent : il me faut toujours un grand temps de recul pour pouvoir les apprecier à leur juste valeur, ce qui finalement ne se produit qu'avec un recul d'un an ou deux. Surtout que je sais quand un album me marque au bout de cinquante écoutes. 
Bref : j'ai décidé de faire un top des albums qui ont été les albums de 2011 pour moi, qu'ils soient sortis cette année ou avant. 
Vu que j'en ai marre de faire des promesses sur ce blog que je ne tiens pas souvent (cf. articles sur la Finlande, sur les Charrues, sur la Grèce et il doit y en avoir d'autres**), je publie les catégories au fur et à mesure que je les ai écrites et pas d'un seul coup.

Les to be continued (aussi connu sous le nom de "meilleur espoir de l'année 2011" aka "je t'aime bien mais je te connais pas assez" aka "c'est pas encore possible entre nous")
Quelques albums qui m'ont laissé une bonne voire une très bonne première impression mais dont je n'ai pas encore atteint un bon nombre d'écoute pour savoir si ils méritent une place dans un top : à confirmer en 2012.

Station to station de David Bowie.

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On me l'a annoncé comme un immense classique "vertigineux", pour l'instant je le trouve très bien mais rien qui ne justifie cet adjectif. Cependant je reconnais que la chanson éponyme est vraiment très forte avec cette montée en puissance... Mais je crois que je ne suis pas encore rentré dedans.

 
 
Crooked rain, crooked rain de Pavement.
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Je m'étais intéressé à Pavement il y a quelques années sans succès, mais face à l'insistance de certains j'ai fais plus attention à cet album présenté comme leur album le plus accessible. J'aime beaucoup ! C'est agréable à écouter, seulement la réputation du groupe (présenté comme LE groupe indie) me pousse à penser que je suis loin d'avoir piger de quoi il s'agit véritablement. En tout cas la première impression est vraiment très positive.



W de Planningtorock.
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J'avais vraiment pas aimé son premier album, mais j'adore la couverture de W alors je l'ai écouté. Planningtorock est une artiste anglaise qui vit à Berlin et qui a co-dirigé un opéra avec le sublime duo The Knife dont j'ai forcément parlé à un moment où à un autre (duo composé d'un frère et d'une soeur dont le projet solo, Fever Ray a bien marché, ce qui est normal car son album est excellent, je t'en ai parlé aussi). La collaboration se fait vraiment sentir. On sort de la bouillasse experimentale du premier pour un nouvel album très bon, dans la veine de The Knife, avec des chansons qui sont très bonnes (The Breaks, Going Wrong et Doorway notamment). Après, il faut voir : je l'ai écouté à fond récemment, pas sûr qu'il resiste à l'épreuve du temps.


 
Parallax de Atlas Sound.
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Ah, Bradford Cox... Non seulement à la tête de Deerhunter mais en plus cet artiste incroyable est surproductif : je vous invite à passer sur son blog, il met constamment en ligne des nouvelles musiques. J'ai une très haute estime de cet homme qui me semble être unes des personnalités les plus fortes du milieu de la musique indie (et donc à mon sens de la musique tout court) de ces années 2000. Ainsi quand j'ai écouté pour la première fois son nouvel album, Parallax, l'impression a été franchement négative. Si ça avait été un autre groupe j'aurais tout de suite zappé, mais vu que c'est lui... A écouter plus tard, donc. Je le met sur mon top parce que je sais que ce n'est pas accessible, et connaissant l'homme cet album est forcément très bon. Alors on verra.
 
 
Bon Iver de Bon Iver.

http://1.bp.blogspot.com/-q0OhGoWnTJ0/Tgni0_iep0I/AAAAAAAABG4/_gZ6Fh3vmr8/s1600/new-bon-iver-1024x1024.jpeg
For Emma, Forever ago m'a estomaqué, et j'ai écouté d'une oreille attentive son deuxième album que j'ai tout de suite adoré. Mais je ne sais plus pourquoi, je suis passé à autre chose. Celui là je vais le réécouter et il y a de fortes chances qu'il ait une très bonne place l'année prochaine. 


Unknown pleasures de Joy Division.
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Depuis le temps que l'on m'en parle... Je l'ai écouté : il est extraordinaire. C'est un pur bijou, un album très très fort mais qui forcément demande une grande implication de l'auditeur : on en ressort pas indemne. C'est impossible. Et je sens que je suis loin de l'avoir cerné, c'est pour ça que je le met ici : je n'ai pas fini de le découvrir et j'en reparlerai forcément.


 
Devotion de Beach House.
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Après avoir écouté en large, en long et en travers leur dernier album je me suis penché sur le deuxième avec angoisse d'avoir un album de qualité inferieure... Heureusement pour moi c'est loin d'être le cas : Devotion est un très très grand album, mais je viens tout juste de le commencer : je n'ai pas assez de recul. En tout cas je le recommande vivement mais là encore j'en reparlerai, c'est sûr.


 


*Autant que l'année 2009, dont j'avais fais le compte rendu truffé de fautes ici et finalement bien que ces albums m'aient marqués, je n'avais pas fait attention aux deux albums qui m'ont réellement touchés à savoir Teen Dream et Veckatimest dont je n'avais écouté que quelques chansons.
**D'ailleurs mon petit lecteur si tu t'ennuies part à la recherche des promesses non tenues de ton Arcadien dévoué qui s'empressera d'écrire l'article qui te manque pour rendre ta vie parfaite.

Vendredi 16 12 2011 à 23:23



Ca s'appelle "Tonto", c'est de l'album Mirrored de Battles.

Mardi 25 10 2011 à 12:11


The Dø - Slippery Slope.


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Dimanche 25 9 2011 à 12:35

Do Make Say Think - "Do".


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Dimanche 11 9 2011 à 14:23

Coucou lecteur, j'espère que tout va très bien pour toi et que tu t'amuses bien pour ta rentrée. De mon côté tout se passe bien, même si je suis plongé dans le travail mais bon, je ne vais pas me plaindre. Ca me laisse le temps d'aller au cinéma voir les films les plus fabuleux au monde. Promis promis promis je t'en parle plus longuement la semaine prochaine, avec plein de détails inutiles sur mes aventures grenobloises.


Mardi 30 8 2011 à 21:11

Lecteur, avant de partir pour Grenoble et donc d'abandonner l'espoir de toute connexion internet pour un bon bout de temps ainsi que toute idée de pouvoir "surfer" sur internet si ce n'est pour rechercher quelque auteur confidentiel du XIXème siècle qui aurait copiné avec Balzac, j'ai deux trucs à partager avec toi avant de te dire au revoir pour une période vraiment très indéterminée.
Je t'avais déjà saoulé avec l'album live/dvd de Sigur Ros qui sort en Novembre. Il y a aussi le bouquin sur la 20ème édition des Charrues qui sort en Novembre, mais je ne crois pas t'en avoir parlé. En fait, je crois que ce mois de Novembre va envoyer du pâté*.
Tout se passe du côté des Elephant 6, ce collectif de musiciens allumés qui comporte, entre autres, Of Montreal, Neutral Milk Hotel et mes petits Olivia Tremor Control**. J'ai parlé des trois groupes mais je crois lecteur que ça date d'il y a deux ans, et c'est sur mon autre blog. En tout cas, Of Montreal sont toujours dans la course à sortir des albums, de moins en moins bien depuis Hissing Fauna. Je veux surtout parler des deux autres.
Neutral Milk Hotel ont sorti deux albums, un petit nombre d'EP et de singles. Leur dernier album, In the Aeroplane Over the Sea est un somptueux concept album qui parle de la pauvre Anne Franck. Le chanteur, Jeff Mangum qui avoue "entendre de la musique dans sa tête" et qui est tombé amoureux d'Anne est un ermite à la Malick. Il a disparu de la circulation peu après la sortie de l'album, pour émerger pour de trèèèès rares collaborations avec le reste des Elephant 6. Puis il est réapparu il y a un an un peu près, pour quelques concerts où il a été accueillit comme il se doit, c'est à dire comme si Jesus Christ revenait sur terre. Bref, je m'emporte. Tout ça pour dire que les Neutral Milk Hotel viennent tout juste de créer un nouveau site, dont l'adresse est ici. Je t'explique pas le tohu bohu chez certains sites de musique indie. Enfin ce qui est surtout génial c'est que le petit Jeff, qui prépare une tournée solo a mis en vente des dessins de sa main, qui sont bien évidemment tous déjà vendus (rappelle toi lecteur, des gens le considèrent vraiment comme Jésus). Il a aussi décidé de créer une émission radio qui sera "mise à jour régulièrement". C'est ici pour écouter ça. Mais le plus fabuleux, et là c'est mon côté collectionneur de vinyle qui parle, c'est que l'ensemble de la discographie de Neutral Milk Hotel va être édité en vinyle, donc.... La liste complète est ici, et il sort en Novembre donc, d'où mon introduction. J'espère qu'il sera encore en vente d'ici Octobre, ce dont je doute, histoire que j'ai une chance de me le procurer, parce que c'est un peu mon rêve d'avoir ces vinyles là. Et pour finir, parce que décidément Jeff Mangum est quelqu'un de bon, il y a aussi une chanson qui n'est jamais sortie disponible sur le site, plus exactement ici. Et lecteur, file à la fin de l'article pour écouter une petite perle qui vient de In The Aeroplane. Ca s'apelle Holland, 1945 et je t'invite à faire très attention aux paroles.
Je suis déjà suréxité pour ces nouvelles, même si il n'y a pas de nouvel album sur les planches, il y a quand même des vinyles (et je croise les doigts pour qu'ils soient encore là en Octobre). Mais il y a aussi du nouveau chez mes chéris les Olivia Tremor Control. Et même si j'aime énormément Neutral Milk Hotel, c'est rien comparé aux Olivia qui sont des dieux absolus (oui, c'est au-délà du stade Jésus !).
Les Olivia ont sorti deux albums, deux chefs d'oeuvres, deux perles. Dusk at Cubist Castle et Black Foliage. Dusk a été conçu pour être la bande son d'un film qui serait, en fait, un rêve. Ca donne une idée de ce à quoi peut ressembler cette musique psyquédélique. C'est 27 chansons, une heure quatorze extraordinaire. Une plongée dans un nouveau monde pour en sortir qu'au bout des dernieres notes de scie musicale sur NYC-25. Le seul problème c'est que cet album est pas du tout accessible. Il m'a fallut un mois pour trouver ça écoutable, et je l'écoutais tous les jours. Et puis c'est venu. J'ai aimé, et depuis je décroche plus. Mais en fait, cet album tout à fait extraordinaire n'est pas aussi bien que Black Foliage, leur deuxième sorti en 1999. Celui là est fou. Il est spectaculaire. Il est envoutant, divin. Je pourrais te sortir l'ensemble des adjectifs que j'utilise en boucle pour décrire la musique que j'aime, mais je ne sais même pas si ça serait lui rendre justice***. Bref, tu l'auras compris, c'est l'un de mes albums préférés. Alors forcément, ça t'explique pourquoi, même si ils n'ont que deux albums, ce groupe je l'aime vraiment beaucoup. Et donc, il y a quinze jours, à Montpellier, un soir mémorable (pas que pour ça), tu peux facilement comprendre la joie que j'ai ressenti en apprenant que ces deux albums là sont édités en vinyle, pour sortir courant Novembre. Deux vinyles, dont le Black Foliage remasterisé pour la première fois, en vinyle violet pour celui ci et orange pour Dusk. Seulement, et ça c'est encore plus fabuleux, ils sont accompagnés de coupon de téléchargement avec plus de trois heures de musique pour chaque album, ce qui fait que ces deux vinyles comprennent TOUT Olivia Tremor Control. Voici le lien pour Dusk, Black Foliage, ou bien pour les deux plus un tee shirt. La liste des bonus est ici.J'ai donc commandé le bundle suite à des conseils très avisés (merci !!!), et je suis donc depuis fou de joie à l'idée de les recevoir. Parce que depuis que j'ai ma platine, un de mes rêves absolus c'est d'avoir Black Foliage en vinyle. Et je ne plaisante pas !**** Mais ça ne s'arrête pas là, parce que pourquoi ne pas répandre du bonheur partout sur terre quand on en a les moyens ? Les Olivia Tremor Control ont annoncé aujourd'hui via Pitchfork qu'ils étaient en train de plancher sur un troisième album qui devrait sortir l'année prochaine. J'ai très hâte et très peur en même temps. On verra bien, en tout cas je suis vraiment suréxité. On peut entendre, toujours via Pitchfork, une toute nouvelle musique. Ca se passe ici. Et je t'invite à aller en fin d'article pour écouter California Demise, de leur album Black Foliage qui est un petit trip à elle toute seule. Fais gaffe aux changements de rythme.





Sur ces deux news musicales je te souhaite une très très bonne rentrée si comme moi tu retournes au boulot, et repose toi bien pour les quelques jours qu'il te reste. A bientôt, ou comme le disent nos amis les dauphins, "Salut, et merci pour le poisson".



*Enfin, si j'oublie que j'aurai un concours blanc à ce moment là.
**les deux derniers groupes ont révolutionné la musique, mais personne ne s'en rend compte.
***Surtout que : même si Halcyon Digest par exemple, l'album de Deerhunter est "génial", et que le Beach House, Teen Dream est aussi "génial", c'est pas pareil. Pour reprendre quelques principes Novlangue, il faudrait plus dire que Halcyon Digest est Génialplus et que Teen Dream est génialplusplus, mais heureusement le Novlangue n'est pas encore officiel.
****Maintenant c'est d'avoir Spirit of Eden et Laughing Stock de Talk Talk. D'ailleurs je n'ai jamais parlé de ce groupe et c'est une honte ! Je t'en parle dans un futur proche.

Mardi 23 8 2011 à 14:13




J'ai passé le mois de Mai et de Juin à attendre les vacances tout en étant triste à l'idée de me séparer de certains de mes camarades pendant deux mois car, comme tu dois probablement le savoir, l'adversité rapproche les gens. Et ces gens là, ils sont spéciaux, car nous avons vécu des choses fortes pendant cette année d'hk. Pourtant, j'avais hâte. Peut être est-ce une forme de bougisme : à chaque fois que je suis dans un endroit pendant trop longtemps, j'ai envie de partir, de tout laisser tomber. Par lassitude. Par fuite aussi car je suis un grand adepte de la politique de l'autruche comme tu as du t'en aperçevoir. Tiraillé par ces deux sentiments, j'ai tant bien que mal réussi à finir l'année, puis la fin du mois de Juin est arrivée, avec son lot de rebondissements et de problèmes, comme d'habitude. Seulement la fin était différente. Il s'est passé des choses absolument fantastiques, ou plutôt il s'est passé une chose qui m'a coupé net mon envie de partir et de me séparer de cette ville.
Mais comme le temps avance et qu'il n'en fait qu'à sa tête, il a fallu se séparer sur un quai de tramway dans l'impatience d'un retour.  Séparation temporaire, certes, mais qui en reste une. Après quelques jours idylliques au bord du lac léman, il a fallu se séparer pour de bon cette fois, sur le quai d'une gare cette fois. Une raison de plus pour détester la SNCF. 
La meilleure façon de ne pas penser à des choses qui te rendent triste est de penser à autre chose. Pour ça rien de mieux que de s'occuper avec tout et n'importe quoi sans un moment de répit.
C'est donc ce que j'ai fait en rentrant. Après quelques jours mémorables à Chambéry, nous sommes allés aux Vieilles Charrues, notre grande récréation annuelle. Bien que l'effectif ne fût pas au complet, encore une fois (un jour on y arrivera), ce fût des journées magiques, de ce que je me souviens et de ce qu'on m'a raconté. Nous avons fait quelques erreurs vis à vis des artistes choisis, ou plutôt vis à vis des artistes que nous n'avons pas vu, mais je crois qu'on a réussi à voir ce qu'il fallait changer. Promis je t'en reparle avant la fin du monde, comme je te l'ai déjà dit ici.
Ca m'a fait du bien, autant d'être aux Charrues car c'est un festival qui fait parti intégrante de ma vie désormais, je ne pourrai pas m'en passer si il reste comme ça. Mais surtout car j'étais avec des personnes que je n'avais pas vu depuis plus de six mois pour certaines, et quel bonheur de se retrouver après autant de temps sans s'être vus, alors qu'on a passé plus de deux ans en se voyant presque tous les jours. Ca m'avait vraiment manqué.
Le retour à Chambéry a été un peu désespérant car je n'avais pas envie de partir de Carhaix, surtout que la vitesse à laquelle tout cela s'est passé fût effrayante. Mais comme d'habitude je me suis occupé à enchaîner diverses soirées, fêtes, veillées de nuit avec d'autres personnes ou avec les mêmes. J'en ai aussi profité pour revoir des amis que je n'avais pas vu depuis longtemps, et prendre de leurs nouvelles fait toujours plaisir. 



C'est donc épuisé mais vivant de ces multiples plans, foireux ou non, prévus ou non, que j'ai embarqué vers Montpellier, ville de rêve, autant pour ce qu'elle est, magnifique ville dont l'immense centre ville rappelle les meilleurs endroits de Chambéry, dont à chaque détour se cache une place avec une fontaine, mais aussi ville étudiante avec ses bars et ses boîtes (enfin j'en connais une seule, mais bordel ! quelle boîte). Mais surtout pour les gens qui désormais y vivent dont je suis séparé par des centaines de kilomètres pendant l'année. 
Ces deux semaines furent sublimes, comme je m'y attendais. De toute façon cela n'aurait pas pu se passer autrement. C'était un tel plaisir de les retrouver, de passer une semaine (grandiose) avec l'une d'entre elle avant d'être rejoints par d'autres pour une semaine de délires, de moments superbes, bref, de ce genre de space trip que seuls eux peuvent me faire vivre. 
Evidemment ce fut trop court, et il a fallu rentrer avec l'un d'entre eux.
Pour ensuite continuer de voir des personnes que je n'avais pas vu depuis longtemps, et surtout bosser.
En attendant les prochaines retrouvailles.

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Musiques :                                                                                                                                                                                        
Tunnels, Arcade Fire                                                                                                                                                   
Corinne, Metronomy.
Photo : Dora.

Mardi 23 8 2011 à 13:26




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Lundi 22 8 2011 à 13:35


Samedi 20 8 2011 à 11:33

Salut lecteur, j'espère que tu survis à la canicule. A ce propos, j'en rigole encore : J'ai encore entendu aux infos des français râlant à propos de la chaleur. Je suis persuadé que les mêmes ont râlé le mois dernier à propos de la température "hivernale" (quinze degrès...).
Enfin ça ne me dérange pas trop, je reste enfermé dans ma chambre à écouter des classiques dont je n'avais jamais entendu parlé (en ce moment : Station to Station d'où le titre) et à lire les Alcools du bon vivant Apollinaire ("que la vie est lente et que l'espérance est violente") avant d'attaquer avec le cosquin de Villon tout en essayant d'achever le terrible Miasme et la Joncquille du grand Corbin, où d'ailleurs j'ai appris que les parisiens étaient de véritables obsédés du caca* entre le XVIIIème et XIXème, avant que ça passe de mode**.
Dans un tout autre registre, Sigur Ros va sortir un film de concert filmé par Vincent Morrisset qui est celui qui a réalisé Miroir Noir***. Morrisset a filmé les deux concerts de l'Alexandra Palace dont les setlistes sont dispo ici et ici. Après les avoir filmés et monté son film, il a projeté le tout sur un écran, il a enregistré ça en 16mm avant de refilmer le tout à travers "divers objets".  Il sera accompagné d'un album live d'une heure quarante cinq, avec l'intégrale du concert moins une chanson (prions pour que ça soit une de leur dernier album (genre Alright) et pas Popplagið qui ferme traditionnellement les concerts). J'ai très hâte de voir ça, même si je vois pas l'utilité de sortir un live car leur dernier album est bof, et que leur autre dvd Heima**** est un chef d'oeuvre total (un dvd de deux heures avec une promenade en Islande, quelques lives le tout accompagné de leurs meilleures musiques, et l'autre dvd une collection de leurs chansons pour deux heures de live,), et qu'à mon avis ils feraient mieux de sortir un album dans la veine d'Agaetis qu'un live ! Enfin je suis mauvais langue : je suis suréxité, parce que Sigur Ros, même en live, même avec une setlist où y'a qu'une seule chanson d'Agaetis Byrjun*****, ça reste Sigur Ros. Mais les mecs, retournez en studio.
Sinon, j'avais envie de faire de la critique facile, mais quelqu'un l'a fait à ma place et même si cette vidéo est là pour le fou rire qu'il se prend, les jeux de mots qu'il fait sont géniaux. C'est ici

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* J'en ai jamais douté cela dit
** Oui, c'était la mode, et c'est Corbin qui le dit. Comme quoi les bobos....
*** Mais le film a été filmé par Vincent Moon, qui a fait un premier montage, Histoire de Feu, ensuite refusé brutalement par le groupe. L'histoire est compliquée, mais le film de Moon est vraiment superbe.
**** D'ailleurs cher lecteur, si tu as le bonheur d'avoir cette petite perle d'Heima, tu peux te prendre en photo avec ton dvd et un joli sourire et envoyer le tout à Sigur Ros. Ils te renvoient ensuite un lien pour télécharger des nouveaux bonus : des petites perles en live (dont viðrar vel til loftárása :) ) Tout est expliqué ici, la liste des chansons bonus est .
***** Aaaaaaaaaaaarhgggggg

EDIT : Honte à moi ! Je ne t'ai pas tout dis : Le film/album de Sigur Ros s'appellera Inni, c'est à dire "à l'interieur", le premier mot de la chanson Inni mer Singur Vitleysingur (de tête, et ça veut dire en gros "en moi chante un fou lunatique"). Et voilà le trailer qui donne l'eau à la bouche, surtout que le début c'est viðrar vel til loftárása ce qui est de la publicité mensongère. 
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Oh, et puis c'est la première fois qu'ils tournaient sans Amiina, le groupe qui s'occupait des cordes depuis le tout début, ce qui explique le manque de chansons d'Agaetis Byrjun. 


Mardi 16 8 2011 à 12:04

Bonjour lecteur !
J'espère que ton mois d'Août se passe bien. 
Je reviens de quinze jours assez hallucinants à Montpellier, où d'une façon assez surprenante nous avons tous adopté un mode de vie à la charrues*. On a fait ce qu'on fait d'habitude quand on est tous ensemble, mais cette fois je dois dire que le rythme était assez soutenu. C'est pas moi qui vais m'en plaindre, les lecteurs qui me connaissent savent très bien que j'adore ça. Quoi qu'il en soit je suis revenu à la réalité, et je m'en vais bosser mon programme de khâgne qui m'inquiète franchement puisque je n'ai pratiquement rien fait (à part commencer le Swann de Proust, mais même si c'est un délice à lire, je passe trop de temps dessus et je dois m'en aller étudier Racine, Hobbes et Corbin). Mais je pratique la politique de l'autruche, et quand je vois qu'il me reste 24 jours avant la rentrée, je me dis que ça peut le faire. Ais-je le choix, de toute façon ? Je ferai comme l'irritante Phèdre, je me plaindrai jusqu'au bout mais j'accepterai mon destin. Amen.
Tout ça pour dire qu'il faut que tu ailles voir Melancholia, le dernier film de Lars Von Trier qui est un homme que j'idolâtre au plus au point, quelque soit son idéologie**. C'est un chef d'oeuvre. Film contemplatif. Sublime. Lars est le maître de l'esthétique***, j'en suis convaincu depuis Antichrist. C'est profond, fort. Tellement de choses à en retirer. Depuis que je l'ai vu, j'ai des images qui me poursuivent. Je crois que j'oublierai jamais cette séance. Kirsten est comme d'habitude, phénoménale, magnifique, et Charlotte, comme d'habitude, est parfaite. Par contre si tu t'attends à voir un film sur la fin du monde, avec effets spéciaux, grands méchants, conspirations et héros qui sauvent l'humanité, n'y vas pas et dépense ton argent pour acheter des pop corn et télécharges 2012.

http://www.mobytalkies.com/wp-content/uploads/2011/07/Melancholia.jpg

*En français dans le texte
**Après lecture du dernier cahier du cinéma, à propos de ses propos à Cannes, il est clair qu'il s'est laissé emporté. Même si ce qu'il a dit est dégueulasse, c'était pas sincère. De toute façon séparons l'homme de l'oeuvre, comme on l'a si bien fait avec Ronsard ou Céline.
***Désolé Terrence, malgré tout le respect que j'ai pour toi.

Mercredi 3 8 2011 à 0:00

Cette chanson, c'est l'été, c'est les pieds dans l'herbe, le soleil qui nous caresse, les amis, la plage, les vacances et le bon temps...


Mardi 2 8 2011 à 0:00

Je pense immédiatement à ça, écouté en boucle par mes parents (enfin il me semble) quand j'étais tout petit.


Lundi 1er 8 2011 à 0:00

J'ai vraiment adoré the Xx et je les ai écouté en boucle l'année dernière. Et puis il s'est passé des trucs pas cools et ces souvenirs se sont fixés sur the Xx car c'est ce que j'écoutais quand c'est arrivé. 
Cette chanson me rappelle cette époque et ces évènements.


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